Ma vision du bonheur

Le bonheur se trouve partout. Sur un chemin qui mène à une calanque, (comme sur cette photo, à Port d’Alon).

J’ai souhaité participer à l’évènement interblogueurs d’Elodie Rabier du blog jesuismonbonheur.com car j’étais heureux de partager ma vision du bonheur. Cette vision est celle d’un homme qui a déjà un peu vécu et qui a eu le temps de mûrir la question !

A 51 ans, j’ai une autre façon de voir ce que peut être le bonheur. Je suis d’ailleurs plus heureux aujourd’hui qu’à 20 ans.

C’est quoi le bonheur à 20 ans

Quand on est jeune, on veut la réussite et l’argent facile. La réussite personnelle et professionnelle. On est fougueux.

Quand on demande à des jeunes  comment ils imaginent leur vie, beaucoup d’entre eux répondent qu’ils veulent « être riches et célèbres ». C’est une vision bien matérialiste d’une vie heureuse.

Quand on est jeune, on cherche donc le bonheur à l’extérieur, dans la possession, les expériences. On multiplie les rencontres professionnelles, amicales et amoureuses. On est en train de bouffer la vie. Bien que cela soit, selon moi, une étape indispensable, on n’est pas encore en train de construire son bonheur.

On est juste en train d’expérimenter, de déblayer le terrain pour laisser apparaître le début du chemin.

Plus jeune, comme tout un chacun, il a fallu que je découvre la vie et que je me découvre moi-même. A cet âge là, je pensais surtout à moi, en quelque sorte j’étais assez égoïste.

Avoir vécu plusieurs expériences dans ma jeunesse m’a permis d’avoir l’esprit disponible au moment où le vrai bonheur m’est apparu.

Le bonheur, je l’ai rencontré

Pour moi, le bonheur s’appelle Bénédicte. C’est ma femme et c’est elle qui fait de moi un homme heureux. Pourquoi ?

D’abord, il y a dans l’amour quelque chose d’inexplicable et j’espère que vous savez de quoi je parle.  Il est très difficile d’expliquer pourquoi on est  amoureux d’une personne. C’est de la chimie. Ce sont des milliers d’atomes qui s’agitent dans tous les sens et sur lesquels je n’ai aucune emprise. Cette chimie qui me possède, qui me guide et qui me rend heureux quand je suis aux côtés de Bénédicte.

Il y a quand même des éléments objectifs pour lesquels j’aime ma femme : elle est belle, je la trouve douce et intelligente. Et puis j’aime le regard qu’elle porte sur moi, elle me donne  confiance en moi. Dans ses yeux, je vois de l’amour à mon égard et de l’admiration. Dans un couple, l’admiration mutuelle est indispensable.

Mais notre union n’allait pas forcément de soi. Bénédicte et moi ne venions pas du même monde. Nous ne sommes pas issus des mêmes milieux sociaux et pour tout vous dire, nous n’avons même pas la même religion !

J’avais besoin d’une telle rencontre pour me réaliser. Bénédicte m’a apporté une autre vision du monde. Elle m’a ouvert l’esprit et elle m’a parfois bousculé dans mes idées. Et je l’en remercie tellement. En réalité, lorsque j’ai rencontré ma femme, je me suis élevé. Je me suis ouvert au monde et je suis devenu altruiste. Désormais, il n’y a plus que ma petite personne qui compte. Elle m’a donné confiance en moi.

 Quand je suis avec celle que j’aime je suis sur un petit nuage et je peux toucher plus facilement mes rêves. Mais je me méfie, car certains nuages tournent parfois à l’orage…

Le bonheur comme une montagne insurmontable

Il paraît qu’on reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va. Je peux vous dire que rarement phrase n’a été aussi vraie ces dernières années. Car ma femme a été gravement malade. Et j’ai ainsi pu mesurer en quoi son absence pourrait faire de moi un homme inconsolable et malheureux.

La maladie nous ramène à la réalité. On s’inquiète, on s’angoisse et on imagine le pire. Il y a les examens médicaux bien sûr, les traitements. Et puis il y a surtout l’attente. L’attente d’un diagnostic et l’attente des résultats. Comment la maladie évolue-t-elle ? Va-t-on s’en sortir ? Va-t-on pouvoir continuer à vivre et à être heureux ? La maladie nous possède alors, au quotidien. Il n’y pas une seconde où on ne pense pas à elle.

Aujourd’hui ma femme s’en est sortie. Nous avons gravie ensemble une épreuve terrible. La vie à ses côtés me semble encore plus belle car j’ai mesuré ce que pourrait m’infliger son absence…

Paradoxalement, c’est après de dures épreuves que les choses les plus simples prennent une toute autre valeur. C’est un peu comme quand on se retrouve dans une expédition, en montagne à l’occasion d’un trek par exemple. Après une dure journée de marche le plus frugal des repas nous apparaît comme le plus grand des festins.

Avec ma femme, nous avons affronté la montagne de la maladie. Et désormais le bonheur se trouve partout. Les choses les plus simples sont des moments heureux : des mots échangés, des fous-rires, un repas en tête à tête…

 Pour moi le bonheur est comme un chapelet dont tu égrènes les petits plaisirs de la vie.

L’argent ne fait pas le bonheur ?

Je sais maintenant que l’argent ne fait pas le bonheur. Je le dis haut et fort ! Le simple fait d’avoir de l’argent ne déclenche pas instantanément et pour longtemps un sentiment de bonheur. Gagner de l’argent va vous faire plaisir sur le moment, c’est vrai. Cela va vous apporter un sentiment de sécurité, mais cela ne va pas vous apporter  le bonheur de manière durable.

L’argent n’est en réalité qu’un moyen pour être heureux. Il doit vous permettre de mettre vos proches à l’abri et de préparer vos vieux jours dans une relative sécurité. Mais ce qui vous rendra heureux c’est avant tout l’amour et la reconnaissance.

Aujourd’hui je suis heureux car je sais que ma femme est en bonne santé et que nous pouvons continuer mutuellement à nous soutenir et à nous faire confiance. Et ces épreuves ont fait de moi quelqu’un de plus altruiste, plus conscient de la fragilité des êtres et de la fragilité de la vie.

De toutes ces expériences me vient le désir aujourd’hui de transmettre ma vision du bonheur et la manière d’y parvenir. Et je souhaite avec mon blog  vous apporter quelques modestes points de vue et conseils et vous guider vers  le chemin d’une vie heureuse.

Le bonheur ne fait pas de bruit, il en fait quand il s’en va